Les difficultés se trouvaient surtout dans la distance qui me séparait des miens, de mes racines, de mes projets quotidiens d'alors. On m'a beaucoup répété ces derniers jours "et ouais, on est plus chez papa maman". Mais pour moi, ce n'est pas le confort financier qui me manque, c'est la présence quotidienne, le soutien, l'unité que l'on vit, qui me manque. Quoique...vive le téléphone, les courriers électroniques, les sms, des moyens qui permettent que nous continuons à vivre un peu notre esprit de famille.
Je n'ai pas peur d'affronter la vie en solitaire, les démarches, la paperasse, bien que je n'ai jamais aimé ça...mais je préférerai avoir mes conseillers préférés tout près pour m'aider à m'envoler ! Je sais qu'ils veulent mon bien et je me sens en sécurité avec eux, je leur fais confiance. L'inconnu avec eux ne me fais pas du tout peur, l'inconnu sans eux, un peu plus.
J'ai été bien accueillie au travail et je pense m'être bien adaptée jusque là, même si j'ai encore beaucoup à apprendre.
Je n'ai jamais été de ceux qui disent "chouette à 18 ans j'me casse" et en même temps je savais qu'un jour je ferai ma vie, mes expériences. Il faut croire que ce jour est arrivé simplement.





